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Le Prix René Mouchotte revient cette année à Hugo Hérubel, doctorant au laboratoire FRAMESPA
Publié le 28 mars 2024 – Mis à jour le 4 avril 2024
Décernée par l’armée de l’Air et de l’Espace, la distinction vient récompenser un mémoire de recherche, original et minutieux
Une recherche de haute volée, distinguée
Chaque année, l’armée de l’Air et de l’Espace récompense des travaux universitaires, une thèse et deux mémoires, via deux prix cherchant à encourager les études et travaux de recherche en relation avec le secteur. Parmi eux, le prix « René Mouchotte » vient distinguer un mémoire de master, original et proche des préoccupations de l’armée de l'Air et de l'Espace.Les regards des différents spécialistes composant le jury du prix ne s’y sont pas trompés, ils ont choisi de distinguer cette année le travail d’Hugo Hérubel, un travail remarquable et précis.
Toulouse, berceau de l’aéronautique… et de la recherche associée
En véritable toulousain, Hugo Hérubel est depuis toujours passionné d’aéronautique. C’est donc naturellement, qu’après une licence d’histoire, il s’oriente vers le Master Histoire, Civilisations, Patrimoine pour son parcours « histoire et patrimoine de l’aéronautique et de l’espace » et dans le groupe aéro dirigé par Jean-Marc Olivier.Il choisit de s’intéresser pour son mémoire de recherche aux spectacles aériens en France et la médiatisation de la technique entre 1906 et 1914. Encadré par Jean-Marc Olivier puis par Sylvie Vabre, il y met en exergue les liens directs tissés entre l’aviation et les médias au début du siècle dernier.
Le début du XXe siècle marque à la fois les débuts de l’aviation, ceux du cinéma ainsi que l’âge d’or de la presse à grand tirage. C’est sur cette période foisonnante d’idées, de technologies et de médiatisation qu’Hugo Hérubel a centré son mémoire de recherche en choisissant de porter spécifiquement son regard sur les spectacles aériens, évènements au croisement entre aviation, spectacle et émerveillement.
Aidé par des professeurs d’histoire de l’art, il a mené une étude fine du mouvement de l’avion, de la place des acteurs, de celle de la caméra, de ce qui est visible et ce qui n’est pas filmé pour constater que si l’avion a une place centrale dans les premières œuvres, il la perd petit à petit au profil de l’aviateur, figure du héros capable de battre tous les records.
Une partie du travail mené par Hugo Hérubel a aussi été la réception de ces spectacles aériens dans la presse régionale et nationale. Il a ainsi étudié le style utilisé par les journalistes pour traduire le mouvement sur le support statique qu’est le papier. Au moyen de photos, de phrases d’accroches, d’interviews et de témoignages, le spectacle et l’émerveillement sont ainsi retransmis.
La soutenance de ce mémoire de master a eu lieu en juillet 2022, mais le parcours d’Hugo Hérubel dans la recherche ne s’est pas arrêté là.
Atterrissage réussi dans le milieu de la recherche
Depuis septembre 2022, sous la direction de Jean-Marc Olivier et David Burigana (Université de Padoue), au laboratoire FRAMESPA, Hugo Hérubel allie ses passions pour l’aéronautique et la technique dans une thèse portant sur les systèmes d'armement embarqués des avions de l'armée de l'Air entre 1945 et 1976.
Dans un environnement stimulant lui offrant de très bonnes conditions pour réaliser ses recherches, il travaille actuellement sur un fonds d’archives du centre historique de la Défense, à Vincennes.
Crédits
Photo de couverture : Affiche de la Grande semaine d'aviation de la Champagne, 1909. Musée de l’affiche
Illustration 1 : L’aviateur Brindejonc des Moulinais décolle de la plage de Dinard sur son monoplan, 1913. Gaumont-Pathé archives
Illustration 2 : Jane Herveu au meeting aérien de Toulouse, 1909. Archives Municipales de Toulouse
Illustration 3 : Santos-Dumont à Bagatelle, 1906. Musée de l'Air et de l'Espace